Alamo (2004)

Alamo (The Alamo). 2 heures 11. États-Unis. Drame – Historique. Sortie directement en vidéo en France le 19 décembre 2004 (le 9 avril 2004 aux États-Unis). Réalisé par John Lee Hancock avec Billy Bob Thornton, Jason Patric, Patrick Wilson, Dennis Quaid, Leon Rippy, Afemo Omilami, Tom Davidson, John S. Davies, Marc Blucas, Emily Deschannel, Emilio Echevarria, Jordi Mollà, Nick Kokich, Matt O’Leary, Robert Prentiss, Edwin Hodge, Kevin Page…

Au printemps 1836, environ 200 Texans, des hommes de toutes races convaincus de l’avenir de leur terre, ont résisté pendant 13 jours au siège du général Antonio Lopez de Santa Anna, gouverneur et chef des armées du Mexique. Conduits par trois hommes – le jeune et flamboyant colonel William Travis, le passionné James Bowie, et une vraie légende vivante américaine, David Crockett – ils ont tenu le fort sans faiblir…
Par leur bravoure à Alamo, ces hommes sont entrés dans l’Histoire comme un symbole de courage.

« – Je crois que je mérite un verre. Vous avez quelque chose de plus fort que de l’eau ?
– Je ne bois pas Jim, vous le savez. Je vais au bordel, je joue, j’abandonne ma femme mais boire, ça va trop loin ! »

Avis écrit le 15 juillet 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Bien qu’il ne fasse pas spécialement parti de mes westerns préférés, j’avais globalement apprécié ma découverte du « Alamo » de John Wayne. Du coup, j’ai profité que j’étais dans ma lancée pour découvrir « Alamo » dans sa version de 2004. Doté d’un casting que je trouvais intéressant, j’étais assez curieux de voir comment cette aventure avait pu être mise au gout du jour des années plus tard.

L’histoire ?

Malgré toute ma bonne volonté malheureusement, dans l’ensemble je me suis quand même pas mal ennuyé. Si l’on est en présence d’une relecture qui ne fait pas qu’un simple copier-coller du film de John Wayne, cette nouvelle vision m’a très peu passionné au point même par moment de me perdre dans l’intérêt que je pouvais avoir à son égard.

Plus que la prise du fort en lui-même, j’avais bien aimé l’aspect psychologique des personnages dans le film de 1960. Là, il n’y en a aucun pour qui j’ai eu la moindre empathie. De plus, comme cette histoire en elle-même ne me captive pas des masses (mais là, ce n’est pas vraiment la faute du film) et bien cette fois-ci, j’ai plus suivi ce récit d’un œil distrait. On sent la dimension historique, on sent le côté épique que l’on veut donner, il y a même un léger humour et quelques répliques qui peuvent s’avérer sympathique mais la mayonnaise ne prend pas chez moi voilà tout.

La distribution ?

Preuve de ce désintérêt, malgré un casting qui fait le boulot, je n’ai pas réussi à accrocher aux différentes interprétations. Pire, je n’ai même eu de cesse de regretter le casting du film des années 60… Pourtant, il faut bien l’admettre, ses nouveaux visages ne sont pas détestable, c’est juste qu’ils n’ont pas forcément la même aura et le même charisme à l’écran.

C’est encore plus frappant lors de la confrontation de notre trio héroïque Billy Bob Thornton (Davy Crockett), Jason Patric (Jim Bowie) et Patrick Wilson (William Travis). Dans le film de John Wayne, il y avait des différences de caractères qui formaient une véritable alchimie et des face à face quand même passionnant. Là, hormis une guerre d’égo chez nos protagonistes, il n’y a pas forcément beaucoup de choses qui se dégagent. Je n’ai même pas réussi à me soucier de leurs sorts respectifs. Dennis Quaid (Sam Houston), qui se greffe à eux par moment, réussi même à être beaucoup trop caricatural à mes yeux pour me convaincre.

La mise en scène ?

Si l’âme du western survole cette œuvre, à travers sa réalisation, John Lee Hancock nous livre davantage un drame historique. C’est pas déplaisant, cela fait aussi parti du plaisir de voir une relecture et non une simple copie mais sa mise en scène n’arrive jamais à se transcender pour nous emmener dans son aventure.

Quelques plans sortent du lot (je pense notamment à certaines attaques de mexicains de nuit) mais on reste dans un classicisme ennuyeux qui n’aide pas à dynamiser ce long métrage. Le montage n’aide pas non plus. Quelques coupes auraient été les bienvenus plutôt que de nous assommer avec de longs discours patriotique et héroïque tout aussi prévisible les uns que les autres. Si ils restent corrects, je ne suis pas non plus un grand fan des différents décors, des costumes et autres maquillages qui ne m’ont pas fait voyager dans ce passé. Quant à la musique, je l’ai trouvé par moment bien trop lourde…

En bref ?

Pour résumer, ce nouveau « Alamo » ne marquera pas mes esprits. En soit, ce n’est pas foncièrement un mauvais film mais il ne me passionne vraiment pas plus que cela. C’était aussi le cas du film de 1960 mais ce dernier avait réussi à compenser avec un trio d’acteurs efficace et à une très bonne mise en scène. Ici, le casting est léger et la réalisation trop anecdotique pour me marquer. Je ne regrette pas d’avoir vu ce long métrage mais à l’avenir, malgré ses défauts, si je dois me replonger dans cette histoire, il y a quand même fort à parier pour que je m’arrête au film de John Wayne…

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