Spider-man : Homecoming

Spider-man : Homecoming. 2 heures 14. États-Unis. Fantastique. Sortie en France le 12 juillet 2017 (le 7 juillet 2017 aux États-Unis). Réalisé par Jon Watts avec Tom Holland, Michael Keaton, Robert Downey Jr., Jon Favreau, Marisa Tomei, Jacob Batalon, Laura Harrier, Zendaya Coleman, Tyne Daly, Bokeem Woodbine, Tony Revolori, Angourie Rice, Donald Glover, Michael Chernus, Michael Barbieri, Abraham Attah, Kenneth Choi, Hannibal Buress, Logan Marshall-Green…

Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui…

« Si tu n’es rien sans ce costume, c’est que tu ne le mérites pas ! »

Avis écrit le 16 juillet 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Même si je suis friand des films de super héros, je dois bien avouer que Spider-man n’a pas spécialement ma préférence. Pourtant, sans que je ne puisse l’expliquer (peut-être parce que c’est le héros dont le spectateur peut être le plus proche), j’ai une certaine tendresse à son égard et c’est toujours un plaisir que de suivre ses aventures. Du coup, marquant son retour dans la maison Marvel au cinéma, c’est avec une certaine impatience que j’ai découvert ce « Spider-man : Homecoming ».

L’histoire ?

Ce que je peux en dire en sortant de ma séance ? C’est drôle. Il y a de bons moments, j’ai eu de francs sourires mais ça s’arrête là. Je ne vais pas parler de déception car je me suis quand même bien amusé mais il manque une dimension dramatique à ce récit à mon sens. Une fois qu’on enlève tous les gags et autres répliques, il ne reste plus grand chose.

C’est dommage car on a évité cette fois-ci les éternelles présentations, on va dans le vif du sujet en survolant vite fait la naissance de notre héros mais comme Tony Stark, on le cantonne à la simple araignée sympathique du quartier. Pourtant, il y avait matière. Avec le Vautour en guise de méchant, il y a des thématiques que je trouve intéressant. Sans forcément cautionner ses actes, on peut néanmoins les comprendre voire même cautionner ce qui peut le motiver mais hormis un final prévisible qui fait tout exploser ainsi qu’une ou deux scènes agréables, on suit principalement un jeune adolescent typique dans un lycée qui cherche à grandir trop vite.

La distribution ?

Cette frustration du scénario est d’autant plus énervante que le casting fait ses preuves. Tom Holland (Peter Parker / Spider-man) réussi très bien à prendre la relève. Tobey Maguire faisait un bon Peter Parker, Andrew Garfield faisait un bon Spider-man et Tom Holland se situe bien entre les deux. Il y a bien quelques maladresses mais sa prestation m’a convaincu.

Face à lui, j’ai pris beaucoup de plaisir à voir Michael Keaton (Adrian Toomes / le Vautour). Charismatique, c’est un acteur que j’apprécie beaucoup et que j’aurais même aimé voir exploiter davantage. Plus présent dans le final, ses différentes apparitions, presque furtive du début, contribue pour beaucoup au manque de dramaturgie dans cette aventure à mes yeux. L’acteur n’en demeure pas moins efficace et j’espère vraiment en voir plus dans les suites à venir.

Pour le reste, on retrouve les habituelles caricatures. Robert Downey Jr. (Tony Stark / Iron Man) est bien évidemment celui qui sort du lot avec ses scènes aussi plaisante que facile tandis que l’acolyte de notre héros, Jacob Batalon (Ned Leeds) fait bien le lourdaud de service qui nous fait malgré tout sourire.

Plus on reboot la franchise, plus la tante de Peter Parker se voit offrir une cure de jeunesse. Cette fois-ci, c’est Marisa Tomei (Tante May) qui s’y colle. J’aime bien la comédienne, sa présence ne me dérange donc pas surtout que ça apporte une certaine fraicheur au personnage mais j’ai quand même toujours une préférence pour la vision plus âgée, plus « sage » de ce rôle.

Si Laura Harrier (Liz Allen) s’en sort bien, je trouve qu’elle aurait pu exister un peu plus à l’écran. Elle s’en sort mieux en tout cas que Tony Revolori (Flash Thompson) que je n’ai pas trouvé convaincant. En revanche, j’ai beaucoup aimé Zendaya Coleman (Michelle « M.J. » Jones) mais on l’utilise trop peu. Les prochaines aventures seront sans doute plus importantes pour ce personnage. Quant à Jon Favreau (Harold « Happy » Hogan), je trouve qu’il en fait beaucoup trop dans cet épisode au point d’en devenir presque trop lourd.

La mise en scène ?

Alors qu’on avait déjà eu le droit récemment au cinéma à deux versions des aventures de l’homme araignée sous la caméra de Sam Raimi et Marc Webb, c’est au tour de Jon Watts de prendre la relève. Visuellement, ce n’est pas trop mal. C’est agréable à voir et l’on retrouve tous les éléments auquel on s’attend dans une production Marvel. Maintenant, le réalisateur peine quand même à créer une véritable identité à son film autre que celle de la comédie gentillette.

On ne voit pas le temps passer, si l’on ne s’attarde pas trop sur l’action (efficace mais presque inexistante hormis dans son final) et que l’on se laisse prendre au jeu de cet humour, on peut passer un bon moment mais ça s’arrête là. Je le regrette car les effets spéciaux sont pourtant réussis tout comme les différents costumes qui vont à l’essentiel malgré l’avalanche de technologie pour Spidey. La bande originale s’avère sinon assez classique pour un Marvel même si quelques morceaux sont appréciables.

En bref ?

Pour résumer, je me suis amusé devant ce « Spider-man : Homecoming ». Je pourrais facilement revoir ce film mais c’est quand même loin d’être mémorable. Pour un retour à la maison Marvel, Spider-man s’avère assez timide et malgré de bonnes idées, on n’exploite clairement pas tout le potentiel de ce personnage. La mise en scène manque d’une identité vraiment forte et le scénario oublie un peu le drame et l’action au profit d’un humour léger bien qu’agréable. Reste que le casting fait le boulot ce qui peut augurer de bonnes choses pour la suite mais on aurait quand même pu avoir un film nettement plus fort.

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2 réflexions sur “Spider-man : Homecoming

    1. Il est un peu frustrant pour moi. Certes, c’est très drôle et divertissant mais à côté de ça, il n’y a pas de grands enjeux je trouve et le côté héroïque passe un peu à la trappe au profit de la simple comédie adolescente. Maintenant, on met en place sur l’échiquier de nouveaux pions donc la suite sera peut-être plus marquante. Le film demeure sympathique et j’ai quand même passer un bon moment devant 😉

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